Portraits d'ambassadeurs

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Thiot

Arrivé dans le Lot dans les années 1980, Patrick Thiot y a créé une entreprise spécialisée en physique des chocs, aujourd’hui leader mondial du secteur. Thiot ingénierie, qui emploie une quarantaine de personnes, participe à sa façon à la promotion du Lot. En juin 2023, l’entreprise accueillait dans ses locaux de Puybrun le COPIL annuel du programme d’attractivité Oh my Lot !

Un an plus tard, en juin 2024, Thiot ingénierie accueillera par ailleurs un symposium international lié à son activité de défense. Avec un lieu tout trouvé : Rocamadour. « On veut faire profiter du cadre unique de ce village à nos invités », explique Patrick Thiot. La présence de l’entreprise et du CEA de Gramat dans le département fait du Lot un territoire en pointe dans la physique des chocs ! Pour renforcer cette synergie, Thiot Ingénierie a mis sur pied la Shock Physics Academy, qui permet de former ses collaborateurs et partenaires sur son domaine d’expertise.

« Il y a très peu d’écoles qui forment à nos métiers. Le meilleur moyen d’avoir des collaborateurs est de leur dire qu’on va les former », explique Patrick Thiot. L’entreprise bénéficie aussi parfois de l’écosystème industriel Lotois, particulièrement dans l’aéronautique. Mais « on évite de se piquer les collaborateurs : il y a un certain respect entre les chefs d’entreprise du Lot » assure le fondateur de Thiot Ingénierie. Et pour cause : le plus souvent, ses nouvelles recrues ne viennent pas du Lot. D’où, peut-être, l’intérêt de Patrick Thiot pour la promotion du Lot. L’entrepreneur cherche d’ailleurs tous les moyens de répondre aux besoins de ses potentielles recrues, du logement au suivi médical.
 

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Hélène Ferrarini

La journaliste lotoise Hélène Ferrarini s’est longuement penchée sur le traitement des enfants indigènes, dans les pensionnats guyanais. Elle en a tiré un livre, Allons enfants de la Guyane : Eduquer, évangéliser, coloniser les Amérindiens dans la République.

Depuis sa maison d’Espagnac-Sainte-Eulalie, Hélène Ferrarini s’étonne qu’il n’y ait pas plus d’habitants dans le Lot. Elle se sent mieux dans la vallée du Célé, ou elle a grandi, que nulle part ailleurs. « Je suis revenue dans le Lot en 2015, et pour moi c’était une évidence, explique cette trentenaire. Tout est accessible ici, on a de l’espace. Et pour moi, c’est un endroit parfait pour écrire. »

Une écriture qui a porté ses fruits, puisque son livre Allons enfants de la Guyane : Eduquer, évangéliser, coloniser les Amérindiens dans la République (Editions Anacharsis, 2022) a été présélectionné pour le prestigieux prix Albert Londres, décerné le 27 novembre. Cette enquête s’intéresse aux "homes" indiens, des pensionnats religieux pour enfants indigènes, outils de la politique d’assimilation forcée de l’Etat.

« J’ai enseigné l’histoire et la géographie à Kourou. C’est à ce moment-là que j’ai entendu parler des "homes" indiens, se souvient Hélène. J’ai ressenti le besoin de comprendre pourquoi, quand, où, comment ces pensionnats ont été ouverts. » En 2018, elle démarre une enquête riche de témoignages et d’archives, qui la mènera jusqu’à la publication de son livre, quatre ans plus tard.

De là à être présélectionnée pour le plus important prix du journalisme français ? « Je ne m’y attendais vraiment pas, ça a été une surprise ! Je pense que si mon livre a été sélectionné, dit-elle modestement, c’est parce que le sujet n’avait jamais été documenté auparavant. » Elle prépare désormais deux documentaires sur la Guyane, dont un qui viendra compléter son enquête écrite sur les "homes" indiens, pour le compte de France 5.
 

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Colette à la campagne

Colette à la campagne, les serviettes du Lot durables et familiales pouvait-on lire sur la banderole de l’entreprise familiale et fière d’être lotoise, pendant le salon du Made in France qui s’est déroulé en novembre à Paris. Derrière Colette à la campagne, Dominique Folie et ses filles faisaient partie des 5 entreprises du département invitées au salon.

Colette à la campagne, c’est la couture de serviettes en tissu, recyclées et originales à Mayrinhac-Lentour. « L’été, chez nous, on fait des grandes fêtes en famille. Il y a toujours des grandes nappes et serviettes en papier. Mais on se retrouvait avec des montagnes de papier… On a réalisé que ce n’était pas très écologique » se souvient Dominique. « Alors on a voulu utiliser des serviettes en tissu. Mais on a trouvé que des choses unies, ternes, un peu désuètes » raconte cette ancienne employée de la Poste, qui met un point d'honneur à ajouter de la couleur et de la joie à sa table.

L’idée de créer et coudre des serviettes en tissu variées et colorées a ainsi germé dans la petite famille. « J’ai toujours fait de la couture », explique Dominique. Quoi de plus naturel donc, que de lancer une petite entreprise de conception de serviettes et linge de table ? Quant au nom… « Mes filles, Lucie et Mathilde, ont eu l’idée de donner le nom de ma petite-fille, Colette, à l’entreprise » s’amuse-t-elle.

Le plus de Colette à la campagne, c’est la récup’. Plusieurs gammes de serviettes sont proposées : les serviettes en tissus recyclés, chinés en recycleries. Ces tissus-là, elle en fait aussi des sacs cabas et toute sorte d’autres pièces. « Ça, c’est mon côté créatif : je passe devant une veste ou une chemise de seconde main, et je réfléchis à ce que je peux en faire » sourit la couturière. Depuis le printemps, une autre gamme est apparue. « J’utilise des fins de rouleaux de tissus de haute couture. La serviette en tissus c’est une niche, il faut de la qualité ! » assène Dominique : toutes les serviettes sont ainsi doublées, et en tissus colorés et originaux.

Une originalité qui a fait son effet, au salon du Made in France. « On n’a jamais vendu autant » s’étonne Dominique. « Depuis, les visites du site et de nos réseaux sociaux ont explosé… On espère que ça va se traduire en commande » se réjouit-elle.
 

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Yves Abitteboul

Référent des internes en médecine générale du Lot à la faculté de médecine de Toulouse, le docteur Yves Abitteboul a vu naître le programme d’attractivité « Oh my Lot ! » dans lequel il s’est impliqué d’emblée.

 

Lorsqu’il est arrivé dans le Lot il y a désormais une trentaine d’années, lui-même en tant qu’interne, le docteur Yves Abitteboul ne connaissait le département que de nom. Toulousain d’origine, il s’est finalement installé dans le Lot, dont il défend aujourd’hui les couleurs.

« J’ai constaté que le Lot manquait de médecin et pour moi, la seule solution pour en attirer, est de faire venir de jeunes internes et de les inciter à rester » affirme-t-il. « Je suis devenu maître de stage, puis responsable des internes en médecine générale pour le Lot il y a maintenant une vingtaine d’années », déroule-t-il. Également responsable de l’unité de Médecine du sport de l’hôpital de Cahors, le Dr. Abitteboul se dégage tout de même du temps pour participer à l’ensemble des évènements dédiés par « Oh my Lot ! » aux internes.

« Toute démarche pour attirer de nouveaux médecins est une excellente chose ! Le Lot a des atouts à faire valoir », assure-t-il. Au-delà de l’environnement qu’offre le Lot, « les internes qui viennent ici découvrent des services hospitaliers de très haut niveau dans différentes spécialités, et des personnels très investis ! » Un contexte qui donne des idées à certains internes, explique-t-il. « On voit régulièrement des internes qui reviennent pour d’autres stages. Ils peuvent faire leurs 3 – bientôt 4 – années d’internat dans le Lot, et quand on en voit certains revenir ici pour leur troisième stage, c’est qu’ils aspirent à s’installer chez nous par la suite. » Et le docteur Abitteboul parle d’expérience : « la plupart des jeunes médecins lotois sont passés entre les mains de la vingtaine de maîtres de stages universitaires du territoire », assure-t-il.

En tant que professeur de médecine à l’université de Toulouse, le Pr. Abitteboul prêche la bonne parole auprès des étudiants. Et la compétition est rude : « mes homologues des autres départements d’Occitanie se battent aussi pour attirer les internes chez eux ! » Yves Abitteboul se bat aussi pour que de plus en plus d’enseignements et de séances de formation leurs soient dispensés directement à Cahors ou Figeac, afin que les internes ne soient pas contraints de retourner régulièrement sur Toulouse.
 

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Christophe Watrelot

Le Président de l’Association des Campings du Lot, Christophe Watrelot a fait le point sur l’opération menée en partenariat avec « Oh my Lot ! » pour inciter les touristes à venir s’installer sur le territoire.

 

Les campings du département ont été dotés de supports de promotion du programme d’attractivité à destination des touristes, dont des sets de tables, cartes postales et flyers. « L’opération est bonne » estime d’emblée le propriétaire du camping La Chêneraie de Saint Géry. « Les premiers ambassadeurs du Lot, c’est nous ajoute-t-il, nous sommes le principal point de contact des touristes avec le Lot ».

« Nombreux sont les nouveaux Lotois qui sont d’abord venus en tant que touristes », explique Christophe. Un fait corroboré par les données récoltées par le programme d’attractivité « Oh my Lot ! », dont la campagne estivale ciblait précisément les touristes tombés amoureux du Lot pendant leurs vacances. La documentation d’« Oh my Lot ! » fournie aux vacanciers par les campings permet de répondre à leurs interrogations, et de les renvoyer vers le réseau accueil. « Nous avons beaucoup de touristes qui nous posent des questions pour savoir comment s’installer dans le Lot, raconte le propriétaire de camping. Ils demandent notamment quelles industries sont présentes sur le territoire, pour savoir si c’est compatible avec leur profession » complète Christophe.

L’attrait du Lot pour les touristes n’est pas nouveau selon lui. « J’ai un ancien client, kinésithérapeute, qui est désormais mon voisin, évoque-t-il. Un autre a repris une épicerie-bar-tabac sur le territoire. Il y a plusieurs anciens clients que je croise au supermarché, et qui m’annoncent qu’ils viennent d’acheter dans le coin ! » Si les touristes sont séduits par le Lot, c’est un peu grâce à ses paysages. Mais aussi grâce à son cadre de vie, et à la promotion qu’en font nos ambassadeurs comme Christophe. « Quand on leur raconte notre mode de vie, ils ont des étoiles dans les yeux, raconte-t-il. J’emmène parfois des clients en randonnée. Quand en arrivant sur un point de vue je leur explique que nous y faisons régulièrement des pique-niques en famille, je vois leurs yeux commencer à briller… »

Pour cet acteur du tourisme, la promotion du Lot comme lieu de vie et non seulement comme lieu de villégiature est primordial : le tourisme ne se suffit pas à lui-même « Nous avons besoin de développer nos services. La population du Lot est vieillissante, analyse Christophe. L’installation de nouvelles familles permet de pérenniser l’épicerie du village par exemple. Et ça, c’est aussi bon pour nos anciens » assure-t-il.

 

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Régis Martin au Tennis Club de Saint-Céré

Lotois d’adoption, Régis Martin n’hésite pas à mettre le territoire en avant depuis son club de tennis, situé à Saint-Céré. A ses yeux, « c’est important d’avoir plus de monde sur le territoire, et plus d’entreprises pour le faire vivre. Il y a déjà un tissus associatif dense et vivant, il faut aussi le faire savoir ».


C’est avant tout par ses fonctions au sein du Tennis Club de Saint-Céré, dont il a pris la présidence il y a trois ans, que Régis Martin promeut le plus activement le Lot. Régis s’est prêté au jeu d’« Oh my Lot ! » en donnant accès à un cadre d’exception pour les nouveaux visuels du programme d’attractivité : depuis les courts, la vue sur le château de Saint-Laurent-les-Tours est imprenable !


Le club est en effet doté d’une spécificité bien à lui : entre deux sets, on peut contempler la forteresse perchée de Saint-Laurent-les-Tours. « Lorsque l’on organise des rencontres, les joueurs et équipes venues de loin sont toutes jalouses de la chance que l’on a d’avoir une telle vue ! », raconte-t-il. Les courts ont servi de décor à une séance photo pour « Oh my Lot ! » : aux yeux de Régis, il est primordial de faire connaître le département et d’y attirer de nouveaux arrivants.


« C’est important d’avoir plus de monde sur le territoire, et plus d’entreprises pour le faire vivre. Il y a déjà un tissus associatif dense et vivant, il faut aussi le faire savoir. Et les gens ont envie de venir : la pandémie a vraiment changé les esprits, analyse Régis. Aujourd’hui, avoir un coin de campagne, se ressourcer, c’est possible dans le Lot. Le département est très riche, aussi bien pour ses paysages qu’au regard de sa superbe architecture. A travers le Lot, on croise sans cesse des maisons à colombage, des châteaux ou encore des pigeonniers. »


Si au Tennis Club de Saint-Céré l’essentiel des effectifs est composé de joueurs locaux, de nouveaux arrivants viennent régulièrement compléter les rangs. « Les grandes entreprises des alentours font venir de nombreuses personnes sur le territoire », explique le président du club de tennis. La commune accueille Sermati et FIVES, qui conçoivent des lignes d’assemblage pour l’industrie. On retrouve aussi non loin de là le géant du fruit Andros, plus connu du grand public. C’est d’ailleurs sur les réseaux sociaux et dans les associations, mais aussi au sein des entreprises que Régis a d’abord entendu parler d’« Oh my Lot ! ». Le programme d’attractivité aide tant les entreprises à trouver de nouveaux profils que les nouvelles recrues à s’installer sur le territoire.


Originaire de l’Aveyron, Régis est lui-même tombé sous le charme du Lot depuis qu’il y a emménagé, au cours de son adolescence. Il y est revenu après quelques années d’études à Toulouse : d’abord grâce à un stage, ensuite en tant que chargé d’affaires, puis pilote industrialisation au sein d’AddUp, spécialiste de l’impression 3D métallique pour l’aéronautique.

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France noyer

« On a un savoir-faire unique en France, on est la dernière entreprise à faire du tranchage de bois et on s’est battus pour le conserver dans le Lot, en zone rurale. »


Agnès Aubertin officie depuis longtemps à la tête de France Noyer, une société spécialisée dans le tranchage du bois. Un savoir-faire presque disparu de France, qui vaut à Agnès Aubertin de représenter le Lot à la Grande Exposition du Fabriqué en France, qui se tient les 1er et 2 juillet au palais de l’Elysée.

Arrivée à Figeac à 6 ans, Agnès est un talent qui a grandi dans le Lot. Elle a ensuite fait ses études à Bordeaux avant de revenir sur le territoire, où elle a tout de suite intégré France Noyer. Elle est entrée dans l’entreprise à l’occasion de son stage d’études, en 1992, pour n’en plus ressortir. Agnès en a d’ailleurs pris les commandes dès 1998.

Située à Assier, la société fabrique des feuilles de bois d’un demi millimètre d’épaisseur, destinées à orner des panneaux décoratifs, meubles et tableaux de bord de voitures de luxe, ou encore à l’aménagement intérieur des bateaux. Car le processus de fabrication de ces plaquages est plus complexe qu’il n’y paraît, et ce dès la collecte du bois.

Les bûcherons de l’entreprise ne scient pas les arbres, mais les arrachent du sol « comme des poireaux » raconte Agnès Aubertin. « Cela permet de maximiser la taille du tronc, et donc des feuilles de plaquage ». Celles-ci feront toute la longueur du tronc. « Le bois est ensuite cuit à la vapeur, puis découpées par des trancheuses, des machines qui ressemblent à de grandes trancheuses à jambon, avant d’être séchées » évoque la directrice de l’entreprise.

Avec son processus unique, l’entreprise lotoise a obtenu le label Entreprise du Patrimoine Vivant en 2022. Depuis la pandémie, France Noyer est le seul artisan français capable de faire ce tranchage. Justement, ce sont les entreprises rurales et leurs savoir-faire uniques qui ont été mis en avant par le jury de la Grande Exposition du Fabriqué en France cette année. Une thématique faite sur mesure pour Agnès !

L’aspect artisanal et unique n’empêche pas France Noyer d’être une entreprise d’ampleur internationale : Agnès exporte la moitié de sa production vers l’étranger. L’an dernier, les plaquages d’Assier ont été envoyés vers 17 pays différents.

 

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lot, attractivite

Productrice aux jardins du Mas de Greil, Marie ne fait pas semblant d’être ambassadrice « Oh my Lot ! ». Elle propose des produits locaux et parle automatiquement du territoire, mais aussi des partenaires, du site choisirlelot.fr et des réseaux sociaux « Oh my Lot ! ». Entre le logo sur son stand au marché, le pin’s sur sa veste ou l’autocollant sur sa voiture… Parfois, même pas besoin de parler !

Originaire du Tarn-et-Garonne, la carrière de Marie a commencé en Allemagne en tant que militaire. Puis elle s’est installée dans le Lot, la terre natale de son mari. Elle a passé un Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole (BPREA) à la Chambre d’agriculture et a créé les jardins du Mas de Greil sur les terres familiales à Vers. Elle y cultive des produits tout aussi divers que passionnants : fleurs comestibles, micro-pousses, safran, lavande, miel, légumes…

« La cueillette fait partie de moi : j’ai toujours aidé ma grand-mère à ramasser les récoltes de son potager. L’idée des jardins du Mas de Greil m’est donc venue naturellement. A la demande d’un restaurateur, j’ai commencé par les fleurs comestibles et les micro-pousses : il s’agit des premières double-feuilles constitutives de la graine, qui sont particulièrement fortes en goût et riches en vitamines et sels minéraux. Pour diversifier la production, j’ai planté du safran du Quercy et de la lavande, que j’utilise pour l’herboristerie. Comme les fleurs ont besoin des abeilles pour assurer leur pollinisation, mon mari a créé son atelier : avec un tour à bois, il fabrique ses ruches et produit son propre miel des Causses du Quercy. Nous utilisons les légumes du potager pour notre bar à salade lors des événements de l’été (marchés gourmands, Lot Of Saveurs…) Nous vendons également des plants aux particuliers. Tous nos produits sont commercialisés en ultra local. Enfin, nous accueillons des visiteurs aux jardins du Mas de Greil pour des stages ou des balades d’initiation à la cueillette sauvage. Cela nous permet d’avoir des activités toute l’année. Pendant la période calme de janvier, je fais de l’administratif ou des formations. L’adaptation est le nerf de la guerre de notre métier : répondre à la demande et se renouveler, planter en fonction du sol et du climat… J’ai récemment décidé de construire mon atelier grâce au financement participatif : j’aimerais y proposer des ateliers cuisine, pour tout savoir de la terre à l’assiette ».

Marie s’est tellement bien adaptée au territoire, qu’elle n’a pas mis longtemps à rejoindre le réseau d’ambassadeurs « Oh my Lot ! » A travers son métier, elle ne manque pas une occasion de faire parler du Lot, sur les marchés hebdomadaires et saisonniers par exemple. Non seulement elle arbore fièrement le logo sur son stand, mais elle l’utilise aussi sur certains produits comme ses infusions. Quoi de mieux que la bulle pour valoriser une production locale et montrer « qu’ici on est bien, ici on vit bien et avec des produits de qualité » ? En tant que présidente d’une association de parents d’élèves, cette maman dynamique parle aussi de la démarche d’attractivité aux nouveaux parents. Dans le Lot, Marie a su concilier vie professionnelle et vie personnelle. « A chaque fois que je vais livrer à Toulouse, je me dis qu’on a de la chance de vivre dans un département avec autant de producteurs et de lieux à visiter. C’est l’endroit parfait pour une vie de famille. Nos trois garçons participent activement à nos projets et deux d’entre eux sont apprentis dans des restaurants locaux. Notre fille passe son temps avec nous, même l’été lorsqu’on expose sur les marchés ».

Malgré le peu de temps dont elle dispose, Marie travaille sur l’écriture d’un livre jeunesse sur les fleurs comestibles, avec toutes les recherches et les photos que cela implique. Chapeau bas !

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lot, attractivite

Lotoise d’adoption, Marie est complètement tombée sous le charme du département et de ses habitants. Cette ambassadrice « Oh my Lot ! » coche toutes les cases : suivie par près de 10 000 abonnés sur Instagram, elle publie un grand nombre de contenus avec le hashtag #ohmylot et fait la promotion du territoire sur les réseaux sociaux.

En tant qu’institutrice, Marie a fait ses débuts sur Instagram avec un compte éducatif. Lorsqu’elle a débarqué dans le Lot, elle s’est mise à partager des bons plans (balades, restaurants…) et des photos de paysages emblématiques Lotois pour le plus grand plaisir de sa communauté. Non seulement elle publie son quotidien de Lotoise, mais elle répond aussi aux questions de ses abonnés sur le changement de vie, les itinéraires touristiques… « Je suis ravie d’aider les personnes qui viennent en vacances ou s’installer dans le Lot. Je serais même prête à les recevoir et leur faire visiter le département ». L’année dernière, Marie a mis en place un calendrier de l’avent Instagram pour faire découvrir les producteurs lotois. En mars, elle organise un jeu concours permettant de gagner un séjour à Rocamadour. Pour mettre en lumière le territoire, qui dit mieux ?

Marie passait ses vacances chez sa belle-famille dans le Lot depuis plusieurs années. S’y installer, elle en rêvait. Un souhait qui est devenu réalité avec l’achat d’une maison à Sarrazac en 2020 : « j’ai demandé ma mutation, que j’ai eue la chance d’obtenir l’année d’après. Nous avons passé l’été 2021 à déménager d’Amiens à Sarrazac. C’était un bonheur intense. Dans le département du Lot, j’apprécie le calme, les grands espaces et la proximité avec des villes comme Cahors, Brive ou Toulouse. J’ai enfin trouvé un endroit où je me sens chez moi et une qualité de vie sans pareil. Fini le stress, les embouteillages, le rythme de vie effréné… La proximité familiale est également appréciable. Ici on croise toujours quelqu’un qu’on connaît, même indirectement, et on prend le temps de discuter. Le changement a été très bénéfique pour mes enfants : à l’école, les professeurs les connaissent vraiment et ils se sont intégrés facilement ».

En dehors de l’école, Marie s’adonne à de nombreuses activités : randonnées, canoë, pétanque, ski au Lioran (à 2h de chez elle), marché de Martel, festivités en tout genre… Même le week-end, elle n’a pas le temps de s’ennuyer (et se sent toujours en vacances) !

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lot, attractivite

Début décembre, le club de rugby subaquatique de Puy-L’Evêque jouera encore sa carte d’ambassadeur à l’occasion d’un tournoi en Suède. L’équipe arborera fièrement des maillots de bain « Oh my Lot ! » : un moyen de promouvoir le territoire pour le moins original ! Julien Muller, co-fondateur et président du club, a à cœur de valoriser le Lot à travers les tournois auxquels le club participe en France et en Europe.

Le rugby subaquatique, quézako ? Un sport se jouant en apnée à 360°, c’est-à-dire dans tout l’espace aquatique du sol à la surface de l’eau. Deux équipes de six joueurs s’affrontent. Le but : attraper un ballon rond lesté à l’eau salée d’environ 2 kilos, et le placer dans la cage adverse positionnée au fond de l’eau. « C’est un sport de contact léger, car sans impact. Il est complet : il fait travailler la nage, la respiration, la coordination, le cardio… Chacun peut trouver sa place, quelque soit l’âge, le sexe ou le poids. Tout le monde joue dans la même équipe. A Puy-L’Evêque, nous avons plusieurs femmes et jeunes de moins de 18 ans. Certains joueurs font plus de 30 kilomètres pour venir à l’entraînement. Le rugby subaquatique gagnerait à être connu, il est peu médiatisé car c’est compliqué de filmer sous l’eau et de retransmettre à la télévision en même temps ». Les initiations au rugby subaquatique au collège de Puy-L’Evêque sont d’ailleurs l’occasion de faire découvrir cette discipline aux jeunes qui pratiquent déjà la natation.

Julien et le club s’engagent dans la démarche « Oh my Lot ! » à différents niveaux : hashtag #ohmylot, logo sur leurs supports de communication, maillots « Oh my Lot ! » pour tous les joueurs. Une belle visibilité pour le territoire, surtout lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un des cinq clubs de rugby subaquatique de France. De plus, les 18 joueurs se déplacent en France et en Europe pour des tournois comme la coupe de Gascogne à Bordeaux, le tournoi de Madrid ou celui de Suède à venir prochainement. Ils deviennent ainsi les ambassadeurs d’une discipline insolite, qui montre le bien vivre et le dynamisme du Lot en matière de sport. « Le programme « Oh my Lot ! » me parle tous les jours. Par exemple, dans le cadre de l’opération Ordi’Lot organisé par le Département, j’ai participé à la distribution d’ordinateurs aux collégiens. Ils étaient livrés avec un autocollant « Oh my Lot ! » et j’incitais tous les parents à le coller sur leur voiture ».

Né à Grasse, Julien a rejoint le Lot il y a 19 ans. Il a passé les concours pour entrer dans la fonction publique territoriale. Il travaille aujourd’hui pour le Département du Lot, et occupe le poste de chef de chantier au centre d’exploitation de Luzech.

De plus en plus de Lotois prennent des initiatives qui contribuent à faire rayonner le territoire. Vous aussi, rejoignez le réseau des ambassadeurs « Oh my Lot ! »